Publié dans Journal

Plus tard, je serai hôtesse de caisse

Aujourd’hui, j’aimerais ne pas aller travailler. Rester ici, chez moi, à écrire, à chercher.

Il y a quelques années, j’étais une acharnée de travail. Je me donnais, sans retenu. Dorénavant, c’est à peine si je parviens à me sentir investie dans les missions qui me sont confiées. Je n’ai plus envie.

Plus envie de faire semblant, plus envie de gâcher une partie de ma vie à me faire du mouron pour le travail, quel qu’il soit. Est-ce que c’est ça, la fainéantise ?

Je vais probablement changer de boulot. Encore. Plus le temps passe, plus je me dis qu’il faut que j’exerce un travail « simple », qui ne demande pas trop d’investissement et surtout qui n’épuise pas mon stock limité de neurones pour la journée. Hôtesse de caisse. C’est bien ça, hôtesse de caisse.

 Scanner des produits, le plus rapidement possible, tout en entretenant une bonne relation client… C’est simple, basique et c’est un petit challenge quotidien. Oh loin de moi l’idée qu’il s’agit d’un métier facile ! Mais le soir venu, il n’y pas de travail à la maison, pas d’épuisement intellectuel. Je pourrai alors, si je le souhaite, lire, écrire, faire des recherches sur les sujets qui me tiennent à coeur ou plus trivialement, qui m’intéressent.

J’aurai du temps libre. Je pourrai aller courir, faire du sport, me balader, sans avoir à penser au travail qui m’attends chez moi. Peut-être même que je pourrai m’investir dans une cause qui m’est chère et que je pourrai mettre à profit mes expériences professionnelles antérieures et mes qualifications.

S’affranchir du travail avec le revenu de base universel

On en parle de plus en plus. D’utopique, le revenu de base devient envisageable. Quoique selon les obédiences politiques, les finalités et le montant de ce revenu varient du tout au tout…

Le revenu de base ou revenu minimum universel serait une allocation versée par l’Etat à l’ensemble des citoyens, sans condition de revenu ou de situation (en activité salariée, libérale, retraite, études, chômages, etc.). Il devrait permettre à tous de satisfaire les besoins de base (se loger, se nourrir, se chauffer, s’habiller, se soigner) et rendrait les citoyens moins dépendants de leurs employeurs. Ce revenu remplacerait toutes les aides et compléments versés par l’Etat (Aides au logement, RSA, prime d’activité, allocations familiales, indemnités d’arrêts maladie, allocation chômage, etc.) et simplifierait radicalement les démarches administratives chronophages et couteuses. Il serait aussi un outil de lutte contre le chômage (la réduction du temps de travail est, contrairement à ce que s’obstinent à dire des politiques de tout bord, un levier de la lutte contre le chômage puisqu’il n’y a de toute façon plus assez de travail pour tout le monde…  Et cela ne va pas s’arranger dans les années à venir !).

Si ce rêve devenait réalité, il serait alors possible de ne travailler plus que quelques heures par semaines et de profiter de son temps libre, vraiment ! Ce serait un moyen d’affranchissement du travail qui laisserait aux gens le temps de s’instruire, de créer, de voyager, de s’engager, de vivre !

Le temps est un bien précieux car rare et épuisable. Et dans nos sociétés actuelles, il est gâché alors que, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous pourrions en profiter bien davantage grâce aux nouvelles technologies et à la robotisation. Même si, il ne faut pas le nier, il y a d’immenses progrès depuis la fin du XIXe siècle (instauration des congés payés, semaines de 40h puis de 35h), nous pourrions faire tellement mieux, tellement plus.

Mais cela nécessiterait une mise à plat de l’ensemble du système (économique) libéral actuel. Or, ce dernier n’existe que dans l’intérêt d’une poignée d’êtres humains qui s’enrichissent sur le dos du reste de l’humanité et qui ne sont pas prêts de lâcher les rênes.

Toujours est-il qu’en attendant, je refuse de me tuer à la tâche, de gâcher ma vie et ma santé pour un travail. Je vis seule, je n’ai qu’un chat à nourrir et à soigner. Alors, même si travailler moins implique de gagner moins d’argent, au moins aurais-je du temps, l’esprit libre, et l’occasion de nourrir mes passions.

 

 

 

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